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    A regarder le ciele matin, j'ai vu le dernier oiseau se hisser vers les cimes du ciel

     

    Il montait, il montait

     

     

     

    Je n'étais pas seul sur la place

     

    Même si je ne les connaissais pas

     

    Ils ne se connaissaient pas non plus

     

    Nous n'étions pas seuls au fond de la Ville

     

     

     

    Non pas si haut, non, il ne montait plus beaucoup

     

    Nous étions quelques centaines, peut-être quelques milliers à le regarder

     

    Rien n'était prévu ce jour-là, sinon l'envol du dernier oiseau

     

     

     

    Ses ailles battaient plus fort,

     

    Sa tête s'élevait, s'abaissait, cherchait son échelle de Jacob

     

    Je ne voyais plus que le mouvement toujours ralenti de ses ailes

     

    Du bas vers le haut, du haut vers le bas, les vagues s'étiolaient

     

    Finalement, il accéléra frénétiquement

     

    Mes poumons me brûlaient

     

    Entama la spirale qu'il voulait ascendante

     

     

     

    Des éclats de lumière percutaient le bord de ses ailes

     

    Une traîne lumineuse le suivait maintenant dans sa course

     

    Une onde claire qui tentait, semblait-il, de le propulser

     

    Très haut, plus haut à n'en pas douter

     

     

     

    Il s'est arrêté, en plein vol, il a stoppé au bord du ciel immense

     

    Il s'est retourné et nous a regardés

     

    Du moins, je le crois

     

    Je ne sais pas ce qu'il se passait dans son âme d'oiseau

     

    Je ne sais pas ce qu'il se passe dans l'âme des oiseaux

     

     

     

    Hier, je me souviens, était un jour ordinaire

     

    Je suis allé voir l'agitation autour du port envasé

     

    Les machines qui grondaient pour tailler un chenal

     

    Vers la mer malade

     

    Je ne savais où tout cela nous conduirait

     

    Peu m'importait

     

     

     

    D'ailleurs, quand il m'a regardé

     

    J'ai baissé la tête, nous avons baissé la tête

     

    Comme si sur le sol il ne pouvait y avoir de reflet

     

    Ce sol qui jamais, non jamais ne pourrait être renversé

     

    Ce sol que jamais l'âme des oiseaux ne pourrait atteindre.

     


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