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    Avec la brutale disparition de Jean d'Ormesson, le paysage culturel français vient de perdre une de ses figures les plus éminemment emblématiques. La configuration générale de l’édition devrait paradoxalement s'en trouver confortée, les poids lourds du secteur s'activant déjà à bâtir la succession de l'immense auteur, avec une gamme de produits "œcuméniques" pour le livre, le cinéma mais aussi la BD.
    Petits et grands sauront quoi offrir fin 2017 et peut-être les années suivantes...

     

    MAJ Johnny, une affaire qui roule encore (en bas de page)

     

     

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  •  En revue

    En revuea revue Traction-Brabant a bien voulu publier dans son numéro 76 un de mes poèmes. Que ses animateurs en soient remerciés.

     

    Pour la découvrir, voici ce qu'en disent ses animateurs,

    "TRACTION-BRABANT" (alias T-B pour les intimes) est un fanzine d'écriture, de poésie et autres textes courts, créé en janvier 2004 par Patrice Maltaverne (conception, écriture, choix et mise en page des textes) et Patrice Vigues (illustrations).
     
    "TRACTION-BRABANT" existe aussi et surtout sous sa version papier à une cent soixante-dizaine d'exemplaires par numéro. Le poézine est à parution aléatoire, quoique... si tous les deux trois mois, les combattants sont en forme, un nouveau numéro sort de leur tanière.

    "TRACTION-BRABANT", aujourd'hui publié par l'association Le Citron Gare, ne demande aucune subvention, le poézine a juste pour but de faire circuler à son modeste niveau une poésie pas trop classique ni trop molle surtout, ainsi que de véhiculer certaines pistes de réflexion, sans pour autant qu'il ne soit tranché dans le vif.

    Plus précisément, à l'origine, TRACTION-BRABANT est la contraction de traction avant, l'auto et de brabant double, la charrue à double soc. Cela montre avant tout notre nostalgie pour ces vieux objets mécaniques ainsi que notre méfiance par rapport à un progrès non mesuré..."
     
     
     
    C'est une revue papier, dont le numéro 76 de "Traction-brabant" est vendu au prix de 2,40 €, ce qui ne vous ruinera pas et fera vivre une revue indépendante dont les animateurs recherchent pour tout profit le plaisir de lire et publier des poésies qui leur semblent tenir la route.
     
    Plus de précisions sur le site.

     

     


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    15000 scientifiques de toutes origines lancent un appel planétaire, rien moins que pour sauver l'humanité. Leurs solutions impliquent un changement radical de paradigme socio-économique.

     

     MAJ 26/11/2017 - graphiques traduits et commentés

     

     

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    Noirecret, quand d'autres couleurs aguichent sans vergogne le regard

     

    Il absorbe notre curiosité, la perd dans les méandres de son introuvable centre

     

    Tu voudrais t'en parer sans réfléchir, erreur, le noir ne reflète pas n'importe qui

     

    Être enfin à sa hauteur suppose que tu as bien avancé, des innocences aux constats

     

    Si ta maison veut maintenant laisser partir

     

    Les êtres de peu de poids et les boulets que tu lèves chaque matin

     

    Toutes ces plaies que tu grattes faute d'immaculé devant tes yeux

     

     

     

    Il est des couleurs qui rayent les murs, surchargent d'oubli la grisaille des nos grottes à double blindage

     

    Il est des couleurs oubliées à peine endossées

     

    Elles fondent toujours plus sur les œuvres et les choses, saturant les surfaces pour mieux en corrompre la profondeur

     

    Bâtardes, mutantes, leur brillance pleure le souvenir des couleurs maîtresses

     

    Les êtres surexposées cherchent en vain leur carcasses d'hommes

     

    Dans ce monde brillant où leurs doubles géants les écrasent

     

     

     

    Le noir n'est pas ton ami

     

    Jamais il ne te tendra un mouchoir, ni ne fera couler ses larmes sur ta peine

     

    Sa puissance tient toute porte ouverte, cependant, pour peu que tu sois présent

     

    Partez, dit-il aux lucioles clignotantes, aux renards épuisés, aux roses artificielles et aux dernières paillettes

     

    Regarder derrière le noir, après le noir, je veux dire être en pleine présence avec lui

     

    C'est s'accorder avec les pierres postées en haut d'un col

     

    Éboulement, écroulement, surgissement, à leur place elles demeurent

     

     

     

     

     

    Pose du noir sur toi, il te guidera jusqu'au bout des regrets

     

    Il protégera ta nostalgie qui rampe sur les chemins défoncés de la perte

     

    Il t'offrira son armure

     

    Tu ne plieras plus devant les mirages

     

    Jusqu'au moment où tu pourras rendre ta peine au passé

     

    Esprit fécond de la fin du jour, sobre ligne du digne

     

    Il sait l'avant et l'après

     

     

     

     

     

    Ceux qui adoptent le noir pour leurs farces mégalomanes et leurs défilés funestes

     

    Oublient qu'il n'a rien à donner à cette face hystérique de l'humanité

     

    Le noir habite la seule couleur qui permet à toutes choses d'exister

     

    Que serais-tu sans soleil ?

     

    Que serait l'astre sans le noir qui le libère chaque matin ?

     

    Que serait l'humain sans le mystère déroutant et le désir dans le noir ?

     

    Le fil est long qui va de la bête à l'homme, écoute le noir et ses secrets

     

     

     

    Le noir appelle la vie à reprendre ce qu'elle a perdu

     

    A relever sa dignité

     

    Avenir il y a, le noir l'indique sans cesse

     

    Le noir supporte le deuil des vies et des morts, des hommes et des terres, des songes et des furies

     

    Le noir te raconte à voix basse les passages et les scories que tu laisseras pour

     

    Accepter ta propre présence en pleine conscience

     

    Le noir imprime ton devenir.

     


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  • Comme aux foudres de la Justice, le patronat échappe aux promesses et ne demande des comptes qu'aux autres. Si nous avions un réel président, ce pourrait être différent.

     

     

     

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    Jauneort bien mon ami, tu te prétends gracieux et souriant

     

    Je ne distingue que traces racornies et reliefs brûlants partout où tu te poses

     

     

     

    Fort bien mon ami, tu t'imagines chaleureux et vif-argent

     

    Je ne peux t'imaginer qu'en grasses quantités, là où tu t'alanguis

     

     

     

    Fort bien mon ami, tu crois ta chaleur indispensable à nos braises

     

    Je ne vois que redondante couverture

     

     

     

    Fort bien mon ami, tu échaufferais nos sangs de ta simple évocation

     

    Je n'espère qu'une présence moins fantomatique de ta part

     

     

     

    Fort bien mon ami, tu sentirais la franchise et la gaîté

     

    Je ne constate qu'une évidente niaiserie des objets par toi colorés

     

     

     

    J'aimerais qu'il te vienne au cœur quelque qualitatif épanouissement

     

    Une déterminée tendance à affirmer ta singularité

     

    Une aura distincte de cet astre si commun qui t'incarne

     

    Une palette étendue pour enrober les épices et fasciner les peintres

     

    Oublie la chrysalide monomaniaque

     

    Convoque la multitude des associations

     

    Que suscite inévitablement une couleur qui se respecte.

     


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