•  

    Nous sommes environnés d'institutions. Cernés, est le terme contemporain le plus exact pour rendre le sentiment de dépendance et de nécessité qui nous tiraille. Mais qu'est-ce au juste qu'une institution ? Pouvons-nous échapper à toute institution, retrouver une vie réelle, une vie indépendante ? Voilà qui traverse l'imaginaire, mais ne semble pas troubler les consciences envasées des responsables de ce monde, ou peut-être sur le mode de la dénégation, et d'une persistance toute spinoziste dans leur être-au-monde qui n'inclue pas forcément notre présence.
    Quoiqu'il en soit, Frédéric Lordon dissèque les institutions dans son dernier opus, et je l'ai lu.

    Ci-joint extrait p.176-177

     

     

    Lire la suite...


    votre commentaire
  •  

    Poêtrees cachous et des vaches

    peut-être d'une rime attardée

    le poème, quelques mots retirés du néant

    tout juste un soupir prolongé

    elles soupirent, les vaches quand les trains s'en sont allés

    d'ailleurs, les trains eux-mêmes...

     

    il faudrait un scanner excessivement puissant

    une machine aux confins de la magie

    sonder les abysses, n'y pensez pas

    sinon vous êtes bons pour faire de la poésie

    de la poésie pour fronton officiel

    de l'écriture à taguer académique dessus

     

    au fond des poèmes éperdus

    un grand secret

    ni ne se montre, ni ne cherche même la lumière

    une danse sans pas

    un sourire sans dents

    un poème fatalement silencieux.


    votre commentaire
  •  

    Comme l'ont été et le sont encore un certain nombre d'auteurs, je suis un écrivain engagé. "Engagé", dans la bouche des médias, a quelques relents d'ultra-gauche. C'est bien pour cela qu'il faut se départir de la langue serve.

     

    Engagé, je suis, dans mon époque. Je vois et je vis les tourments citoyens, les berezina politiques et pourquoi n'en parlerai-je pas. Ce serait de ne pas en parler qui serait anormal, calculé pour ne pas faire de vagues aux yeux des marchands, des hommes de pouvoir qui fabriquent des carrières et des comptes en banque.
    Je n'ai pas de place dans le top ten des ventes que publie dévotement le ministère de la Kulture, chaque année.  Je n'ai pas de position éminente dans le petit monde de la littérature industrielle, je ne suis pas membre de la cour des poètes en vue, avec CV, lignage et poésie chic et choc.


    Je ne crois pas que ma différence vous effraie puisque vous êtes de plus en plus nombreux à venir lire mon blog.

    Je suis un homme qui tente d'être libre en apportant sa pierre dans un des derniers espaces sauvages, le livre. C'est pour ça, fondamentalement, que je prends beaucoup de plaisir à ruminer mes récits et à les écrire.

     

     

    Lire la suite...


    votre commentaire
  •  

    Parution en revue, de Tryptique, nouvelle très récente...

     

     

    Lire la suite...


    votre commentaire
  •  

     

    L'autreu fond de la nuit tournée retournée

    la Bête

    elle porte sur la cinquième vertèbre le chiffre

     

    tourne et se love la Bête

    crache du miel et du sang

    me parle en langue

     

    le chiffre est nombre innombrable

    car innombrables sont mes failles

    véniels emplâtres

     

    au fond de moi la Bête remue cendres et extases

    pas moi, pas moi, la Bête

    à petits tremblements, à petits retraits

     

    au loin la Bête

    le jour est là

    la puissance du jour vient à moi.

     


    votre commentaire
  • Si l'on met de côté le gotha richissime, toujours sous les radars, le monde tel qu'il va est divisé en deux catégories, réelles et ressenties. Une minuscule fraction de golden boys, les politiques. Ils pensent, ils approuvent, ils rejettent, ils imposent, bref, ils se substituent totalement à la deuxième catégorie qu'on peut appeler le peuple. Mis à part le groupuscule richissime, avec quelques serviteurs dans les différentes CSP, il est très majoritaire. Le silence et l'obéissance constituent ses règles de vie, ordinairement.

    Sauf quand le cynisme des politique devient criant et qu'un consumérisme en œuvre depuis des décennies a subtilement modifié les têtes et les corps qui se redressent...

     

     

    Lire la suite...


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires