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    Echos dans le silencel faudrait parler de la solitude comme d'une immense respiration

     

    Immense respiration d'un souffle fétide, rejeté, ré-aspiré indéfiniment

     

    Il faudrait parler de la solitude comme d'un dialogue du seul avec lui-même

     

    Du même avec son double répétiteur dans un écho perpétué absolument étouffant

     

    Ne sort évidemment nul vainqueur si ce n'est le silence

     

    Si ce n'est la solitude dont il faudrait parler

     

    Parler comme du son continu du silence car

     

     

     

    Il faudrait parler de la solitude comme clarté extraordinaire des bruits autour

     

    Des bruits devenus si cristallins que leur étrangeté effraie au-delà

     

    De la solitude dont il faudrait parler, évidemment

     

    Mais ce serait déjà partager avec quelqu'un que de faire cela

     

    Cela, la solitude ne le tolère pas.

     


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  • Pourquoi la littérature ? A son tour Giorgio Agamben s'est attaqué à ce mystère. La grande littérature repose sur un manque. Reste à savoir lequel. Une lecture à faire avant ou après Bourdieu et autres tenants d'une définition "sociale" du langage.

     

     

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    Au fond du lacà-bas, la montagne tolère des milliers de fourmis sur ses flancs

     

    Pyrénées plus sauvages que ne le croient les processions

     

    La lumière y cogne parfois la tête à perdre l'équilibre

     

    L'espace distend la mesure

     

    Le roc sabote le pied

     

     

     

    Méfiez-vous d'un lac au-delà des caillasses ordinaires et de la chaleur tempérée

     

    Là-bas, la beauté perfore les défenses

     

    Le promeneur bredouille dans une langue qu'il croyait oubliée

     

    La rive d'en face est proche du fou, compagne de la nuit qui bien trop tard fondra sur lui

     

     

     

    Agenouillé sur ces roches épuisés de n'avoir pu rouler vers cette eau suspendue

     

    Lumière donne, lumière cogne

     

    Lumière n'irrite pas un instant les nefs de glace planant sur l'azur inversé

     

    Où est la berge du temps, où sourd l'humide liseré de l'immensité, où se cache la clé de mon humanité ?

     

    Désunité d'espace, glacis temps coulant dans la lumière

     

    Œuvre de vérité

     

    Je te respecte autant que je t'admire

     

    Maintenant je reviendrai tête haute vers ta lumière

     

     

     

    Ne croyez pas qu'il n'est pas de prix à payer pour voir

     

    Vous plongerez les yeux au fond du lac

     

    Comme moi, jamais vous ne remonterez intact.

     

     

     

     

     


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  • Ça vous regarde incarne à la télé le débat public, avec C dans l'air. Mais jusqu'à quel point est-il public, ce débat, au sens de fait par et pour l'agora ?...Vue transversale sur une émission où la parole ne fait pas obligatoirement débat ni ne s'utilise forcément à armes égales.

     

     

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    Les mots pour le tairee que disent les gens n'a ni queue ni tête

    Je vois leurs bouches défaites

    Leurs pensées réelles volettent sur leur visages

    Invisibles, impalpables, tellement évidentes

     

    Ce que disent les gens que j'aime me fait pleurer

    Je peux dessiner leur peine si j'écarte les mots

    Leur éternel souci ne peut s'appeler que mélancolie

    Invisible, impalpable, tellement présente

     

    Ce que dit le monde autour de moi

    Je le vois sur mon visage écrasé

    Ses désirs forgés à feu et à sang n'ont rien à faire de moi

    Inaudible, insignifiant, tellement absent.

     


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