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    Invasionn ces temps-là la communauté cerclait nos vies

     

    une fenêtre nouvelle vint refléter le monde

     

    une pièce dans la boite et s'éclairaient les confins

     

    nous nous mirions dans ses images

     

     

    les soirées viraient rituel de pauvres

     

    convoqués les voisins pour suivre les contes

     

    ça ne s'appelait pas modernité ni médias

     

    le sacrement des images portait à causer

     

     

    les princes, les puissants s'illuminaient

     

    nous célébrions groupés sur canapés

     

    le rouge et le poulet du dimanche faisaient osties

     

    on finissait à la voix les reportages

     

    dorions à l'or du pastis la somptueuse marche du monde

     

     

    télévision effaçait l'ordinaire enfer

     

    nous étions loin encore du resplendissant surnaturel

     

    bientôt elle s'invita dans toutes les salons

     

     

    les bouches se ferment devant la parole scintillante

     

    elle a pris place première

     

    chaque jour la dose et silence

     

    devant nous le bruit d'un autre monde.

     


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  • La politique emportée par le tsunami Marché perd ses valeurs, les mots pour les dire, les hommes  pour l'incarner, les programme pour la réaliser. L'espoir est toujours là, et la force collective, la détermination de populations de plus en plus grandes, écrasées par le Zeppelin marchand, peuvent renverser la donne.

    Ce qui ne saurait cacher la force des éléments contraires, notamment du Profit, appuyé sur la part sombre de l'humain, la puissance des armes financières et la propension du Marché à profiter de tout, particulièrement des ravages qu'il provoque.

     

     

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    Au stade de dépossession collective où nous sommes rendus, il faut soit donner les clés à l'envahisseur et se résoudre à voir la fin d'un modèle social des plus protecteurs du citoyen, car basé sur des valeurs, ou refuser le pouvoir à la racine de nos maux, pour lui substituer autre chose, avant qu'il  ne soit trop tard.

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    Après toutourbé au sol pour un bout de tendresse

     

    menteur jusqu'à la résignation

     

    ignoré de toute étincelle diabolique

     

    permanent de la médiocrité clôturée

     

     

     

    j'ai massacré la moindre bout de moi-même d'envergure

     

    j'ai piétiné des offrandes et ourlé de larmes les cils des femmes

     

    j'ai bricolé de minables pièges sans m'avouer les avoir tendus

     

    j'ai traversé des décennies de non-mort

     

     

     

    mais le bleu du ciel.

     


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    Nous sommes environnés d'institutions. Cernés, est le terme contemporain le plus exact pour rendre le sentiment de dépendance et de nécessité qui nous tiraille. Mais qu'est-ce au juste qu'une institution ? Pouvons-nous échapper à toute institution, retrouver une vie réelle, une vie indépendante ? Voilà qui traverse l'imaginaire, mais ne semble pas troubler les consciences envasées des responsables de ce monde, ou peut-être sur le mode de la dénégation, et d'une persistance toute spinoziste dans leur être-au-monde qui n'inclue pas forcément notre présence.
    Quoiqu'il en soit, Frédéric Lordon dissèque les institutions dans son dernier opus, et je l'ai lu.

    Ci-joint extrait p.176-177

     

     

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    Poêtrees cachous et des vaches

    peut-être d'une rime attardée

    le poème, quelques mots retirés du néant

    tout juste un soupir prolongé

    elles soupirent, les vaches quand les trains s'en sont allés

    d'ailleurs, les trains eux-mêmes...

     

    il faudrait un scanner excessivement puissant

    une machine aux confins de la magie

    sonder les abysses, n'y pensez pas

    sinon vous êtes bons pour faire de la poésie

    de la poésie pour fronton officiel

    de l'écriture à taguer académique dessus

     

    au fond des poèmes éperdus

    un grand secret

    ni ne se montre, ni ne cherche même la lumière

    une danse sans pas

    un sourire sans dents

    un poème fatalement silencieux.


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