•  

     

    Murmuresa nuit les murs de la ville entament des échanges erratiques

     

    peu d'entre nous le savent

     

    il faut entendre les mots qui s'éveillent sur les murailles au clair de lune

     

     

     

    la façade de l'immeuble parle à celle du magasin

     

    le haut mur de la banque prend langue avec la murette de la maison d’à-côté

     

    bruissent les échanges désordonnés

     

     

     

    ils se racontent le temps des hommes, les murs

     

    le passé qu'ils arborent, le futur qu'ils annoncent

     

    celui qui déambule plein de rêves épuisés

     

    croit entendre une brise inédite

     

     

     

    se lève au fond de son esprit l'écho d'inoubliables batailles

     

    tant d'espérances éparses

     

    tant de combats avortés

     

     

     

    les murs implorent la nuit qui les recouvre

     

    guerre ! paix !espoir ! demain ! dérapage !

     

    babel ! babel !

     

     

     

    ils crient parce qu'il faut crier jusqu'à ce que les hommes entendent

     

    quand les murs auront la parole pleine et entière, parleront d'une voix même

     

    alors les hommes s'entendront.

     


    votre commentaire
  • Les herbes folles qui poussent sans maîtres sur le bord des lèvres du poète, séduisent. Mélancolie d'une expression directe, sans frein, sans hésitation, sans assemblage obligé de ces fichus mots qui nous détournent et parfois nous entravent. Quelques revues de poésie cultivent clairement une méfiance à l'égard du travail sur le langage et je reconnais là une quête de liberté. Mais à quel prix...

     

     

    Lire la suite...


    2 commentaires
  •  

    Un autre objet évocateurs, dans cette série "objets", que j'aurais pu nommer objets mentaux...

     

     

    Lire la suite...


    votre commentaire
  •  

    Les "technos", comme les vrais gens risquent de rater le réel. Heureusement certains politiques conscients sont prêts à les aider, bientôt soutenus par une innovation venue des Etats-Unis. Laquelle suscite tout de même quelques controverses...

     

     

    Lire la suite...


    2 commentaires
  •  

    Les affreses mots s'empilent

     

    S'enfilent les perles

     

    Onde, iridescent, céleste, ocre, nacre, éternel, infini, mélancolie

     

    Bref, plutôt laborieusement, j'édifie un poème standard

     

     

     

    Ni tables, ni tripes,

     

    Du levant au couchant, l'inspiration reste à distance

     

    Sur ma feuille, aucune chair ne palpite

     

    Ni ne dégorge, ni ne saigne

     

    Plaie revigorante fait défaut

     

     

     

    Qu'as-tu donc à me fuir ?

     

    N'ai-je pas assez perdu, assez pleuré, pour qu'encore quelques mots ne me joignent ?

     

    Encore il me faudrait diverger de vrai

     

    Aller au-devant de la douleur et de la peur

     

    Et à la dernière heure d'un jour de malheur viendrait

     

     

     

    La poésie

     

     

     


    votre commentaire
  •  

    68 est venu tout bousculer, tout changer définitivement. La statue de MonGénéral s'est pétée la gueule quelques temps plus tard. Et voilà les Gilets Jaunes...Inventaire du cadenas incroyable posé par la même classe, toujours la mème malgré les déguisements. En cette fin d'année 2018, c'est peut-être un écho de nos anciennes luttes qui nous fait percevoir la trame, l'obscène imposition d'une caste. Faut dire que le petit nouveau est grossièrement maquillé et que ses manières laissent à désirer. Inventaire.

     

    MAJ 11/12/2018 en bas de page

     

     

     

     

    Lire la suite...


    votre commentaire