• Souffleur

     

     

    Vers l'état solidearfois les hommes se parlent et s'entendent

     

    Une éclaircie dans la plaie béante entre eux

     

    Célébrer ou se taire devant cette épiphanie

     

    Ardent dilemme indifférant le vide

     

     

     

    Certains poèmes semblent porteurs d'une réponse

     

    Pourquoi, je ne sais

     

    Moi qui cherche, change et chute

     

    Trop plein d'un remue-ménage intérieur

     

    De langue banale remâchée à l'informe

     

     

     

    Béance définitive

     

    Espace, êtres

     

    Tous inconnaissables

     

    Les mots s'obstinent à déraper

     

    Évident l’abîme, l'emplissent de brouillard

     

     

     

    Parfois les hommes se tuent

     

    Lardent les différences

     

    Révèrent la nuit en eux

     

    Pour solitude reine

     

     

     

    Dans le fracas du fer

     

    Dans l'urgence de la mort

     

    Où est le vent salvateur ?

     

    Où trouverai-je langue baume ?

     

     

     

    A moi seul, avec l'esprit de tous

     

    Souffler les mots

     

    Incarner le vers dans ma chair

     

    Tresser de fer les phrases

     

    Graver le but dans l'aube du poème

     

    Vivre les mots pour redire la vie.

     

     

     

     

     


  • Commentaires

    1
    Lievenn
    Samedi 27 Mai à 13:56
    Lievenn

    Beau et juste, ce poème! Il a le pouvoir d'émouvoir, de bouleverser et d’entrainer avec lui une certaine vision de l'espoir. Espoir né de l'écriture.

     

    cc

      • Samedi 27 Mai à 14:56

        Même dévoyée souvent, l'écriture reste une force de cohésion, oui. wink2.

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