• Plage

     

    A la force de ses machines, l'homme est parvenu à se faire sa petite niche à lui dans les immenses ères géologiques. A peine installé, il fait tant de bruit et bouscule tout avec tant de fureur qu'il va s'effacer bientôt lui-même de l'Anthropocène.

    Inventaire poétique de ce qui devrait disparaître comme lui. Objets, idées, sensations, et idéaux sur le point de, ou déjà en chute dans le grand Déversoir. Aujourd'hui, la plage.

     

    22 poèmes pour une Anthropocène étalée sur 220 années, ou à peu près.

     

     

     

     

     

    Plageochers enfouis au fond des eaux

     

    noyés sous le ciel gris de toute éternité

     

    les vagues malaxent des boues remontées du fin fond des temps

     

    la  peur sait que ses tremblements ne soulèvent nul écho

     

     

     

    la plage n'est plus

     

    le sable crisse là où demain se décolle d'hier

     

    la mer revient à elle-même

     

    emporter ramener

     

    emporter parasols et chateaux

     

    ramener les étrangers de chair à leur boue

     

    le vent ne piquera plus personne

     

    la plage n'est plus


  • Commentaires

    1
    pierre Bacchelli
    Jeudi 11 Février à 08:13

    j'aime cette fureur qui saigne et se déchire de ne pouvoir hurler plus haut!!!!!!

    2
    Jeudi 11 Février à 09:42

    Je préfère la haine au ressentiement...Question de franchise. Merci de ta visite, Pierre.^^

     

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