• Nutella

     

    Cette nouvelle série creuse dans les mythes. Oh, je vois les inquisiteurs sortir leur petit Barthes. Alors, pour vous, la poésie c’est de la critique littéraire dans une poêle sociologisante ?

    Peut-être pas, peut-être que j’ai une vie et des millions d’années dégainées de mon cortex. Et peut-être faut-il écrire courbe pour faire des arcs-en-ciel en belle terre.

     

    Mythe : Récit relatant des faits imaginaires non consignés par l'histoire… Expression allégorique d'une idée abstraite… Évocation légendaire… Représentation traditionnelle, idéalisée… Construction de l'esprit, fruit de l'imagination, n'ayant aucun lien avec la réalité… manifestation sociale spontanée ou manipulation d'ordre
    politique ou commercial...

     

     

     

     

     

    ne langue nouvelle lèche la terre entière

     

    ses voyelles solitaires saturent les synapses

     

    ses consonnes sucrées ligotent de spontanés scientifiques

     

    espéranto des pèse-personnes

     

     

     

    l’addict accourt vers l’onctueuse substance

     

    gourmands de tous pays ouvrez grand

     

    notre père des appétits est ici

     

    notre mère des rondeurs est à l’heure

     

    les paroisses du palais frôlent l’émeute

     

     

     

    l’héroïne marron affole tout lipidineux

     

    de Quechua à Vladivostok règne le neuro-grasmetteur

     

    les balances se barrent les régimes remballent

     

    la coke brune défonce en toutes langues

     

     

     

    maître Nutella en son pot compacté

     

    tient à peu près ce langage

     

    « je suis l’all-fat et l’omegras 

     

    le commencement de la faim éternelle

     

    léchez car ceci est mon sucre rêveur

     

    avalez car ceci est le salut des palais amorphes

     

    savourez car ce ceci est l’onctueur ultime

     

     

     

    dans le ciel à l’endroit

     

    même les oiseaux acceptent

     

    la fonte des ailes au soleil

     

     

     

    dans le ciel reverse

     

    où vivent les hypers

     

    glisse un énorme nuage dégoulinant

     

     

     

    tous les enfants sucent

     

    leurs doigts en rêve

     

    à croquer la salive

     

     

     

    nu tel le poisson multiplié par Jésus

     

    tel la nouvelle jérusalem lipidique

     

    là est le pot là est la vie

     

     

     

    au rayon alimenteur

     

    là où la faim jamais

     

    ne compte en bourrelets

     

     

     


  • Commentaires

    1
    Jeudi 28 Octobre à 19:02
    Très, pas trop, très
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