• Trajectoires suspendues

     

    Suite à un différent avec mon éditeur, je reprends mes droits et ma liberté. Explications...

     

    Trajectoires suspendues

     

    uite à un différent sur la diffusion de Trajectoires de collision, j'ai décidé de quitter l'éditeur ELP. Ce livre, comme tous mes livres d'ailleurs, a besoin d'un soutien fort et efficace en termes de diffusion. D'autant qu'il ne s'inscrit pas dans un genre qui fait le bonheur des rayons d'hypermarchés : fantasy, romance, gore ou roman policier avec flic récurrent.

     

    On peut trouver, comme dans plusieurs de mes romans, un zeste d'anticipation ou de fantastique dans Trajectoires de collision. Mais c'est avant tout de la littérature générale, un travail sur le style, une création singulière que traverse un fil social et politique, ce qui n'empêche pas qu'il fasse place à l'humour et l'amour, naturellement.

     

     

     

    Je ne suis pas partisan de l'auto-édition pour plusieurs raisons. La première étant que j'ai besoin du regard d'un éditeur qui aime et connaisse la littérature, pour apprécier lucidement les livres que je propose. La deuxième tient au fait que j'écris mieux en me consacrant surtout à cette tache. S'il faut que je sois également commercial, attaché de presse et responsable de la communication pour diffuser mes ouvrages, une part d'énergie, de concentration et finalement de qualité sera perdue pour la création elle-même. La troisième est que l'auto-édition, comme solution de repli, est un monde de plus en plus embouteillé. Le moindre écrivant ayant pondu quelques mauvais textes sur le Net s'intitule écrivain de talent. Il trouvera très vite un imprimeur, pour peu qu'il ait quelques centaines ou milliers d'euros à lâcher. Lequel imprimeur lui assurera que son ouvrage est génial. Et il jouera des épaules pour s'insérer dans la file des participants aux différents salons.

     

    Lesquels finissent embouteillés, avec des lecteurs déboussolés, ne sachant pas où est la qualité. Ils iront au plus accrocheurs d'emblée, les auteurs locaux, l'Histoire romancée, les récits bien sanglants ou haletants. Vite lus, encore plus vite oubliés.

     

     

     

    Je ne dis pas que le meilleur ne côtoie pas le pire, et j'ai quelques connaissances ou contacts de réseaux sociaux qui mériteraient d'être publiés par une bonne maison d'édition. En attendant, c'est la foire d'empoigne, aggravée par le fait que ces auteurs hors-circuit ne bénéficient pas des réseaux médiatiques habituels. Les journalistes et autres critiques littéraires étant tous acquis à l'édition classique, - sans doute parce qu'ils jugent qu'elle porte le meilleur de la production littéraire, sûrement pour ne pas se couper d'une possibilité de publier eux aussi, ou parce qu'ils sont carrément liés à certains éditeurs en travaillant avec eux. Ainsi l'exposition médiatique ordinaire est acquise quasi-exclusivement à l'édition traditionnelle, et les groupes éditoriaux les plus puissants se taillent la part du lion dans la visibilité télévisuelle et autre publicité.

     

     

     

    Pour toutes ces raisons, je repars, donc, en quête d'un éditeur papier et numérique apte à reconnaître et faire connaître mes livres.

     


  • Commentaires

    1
    Lievenn
    Lundi 15 Mai à 14:27
    Lievenn

    Bonjour,

    Pour cette aventure, celle de l'écriture et pour la quête d'un éditeur, je vous souhaite courage et chance. L'audace, je pense que vous l'avez, le talent aussi d'ailleurs!

     

    Amitiés,

    Lieven Callant

      • Lundi 15 Mai à 14:35

        Merci Lieven, ça me touche ce que vous me dites-là, car je sais que ça vient d'un cœur sincère.

    2
    Jeudi 8 Juin à 11:44

    Tout à fait d'accord avec toi, Alain. L'idéal est de trouver un éditeur, pas spécialement un grand, mais quelqu'un qui croit à la littérature et qui, avec les moyens qu'il a, se bouge pour faire connaître les auteurs qu'il a choisis. C'est une vraie galère autrement et l'auteur finit par douter de lui, à un point que l'on ne peut imaginer. Je suis personnellement si mal à l'aise lorsque je dois me vendre (ou même démarcher auprès des libraires pour qu'ils daignent accepter deux ou trois livres durant deux mois (surtout pas plus, car ça les encombre, il faut bien revenir au bout de deux mois pour faire de la place aux autres... et je vous assure que je vous fais une faveur, ça ne va pas partir !).... si mal à l'aise que je suis découragée d'écrire.

    Persévère, Alain. Ton écriture devrait trouver un éditeur sérieux. Je te contacte par mp.

    Amitiés.

     

    Carmen

      • Jeudi 8 Juin à 12:25

        C'est tout à fait ça. Merci Carmen, et à plus tard...

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