• Qui est tu

     

     

    Qui es tuans la rue des Jonquilles fanées

     

    Il marchait vers nulle part, lui

     

     

     

    De dos un homme on eut dit

     

    Pour ce que j'en avais à faire

     

     

     

    J'avais affaires à régler

     

    Amis à régaler

     

    J'avais à faire dans ma vie

     

     

     

    De dos toujours, il s'est arrêté

     

    Tiens, quelqu'un sur mon chemin

     

     

     

    Pas retourné, pas regardé, pas affronté

     

    Il ne bouge pas, il ne dit mot, il est là

     

     

     

    Il hurle très vite, très fort

     

    L’innommable peur

     

    L'insondable dégoût

     

     

     

    J'ai reculé de face

     

    De face

     

    De dos, il est resté de dos

     

    A hurler.

     

     

     


  • Commentaires

    1
    Mardi 4 Août 2015 à 12:45

    Comme un jeu de pile ou face, la vie.

    Il arrive que je rencontre mon propre fantôme et que j’ai du mal

    à me reconnaître en lui, 

    tellement habituée que je suis à le porter sur le dos comme un fardeau.

     

    Merci pour ce joli partage poétique, sur ma page…

    2
    Mardi 4 Août 2015 à 14:45

    Ce n'était pas un fantôme du tout quand je l'ai rencontré, si je puis dire, mais le poème me l'a reconstruit ainsi...C'est ainsi. Merci.

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