• PaRIC sur l'avenir

     

    Partie d'exigences concrètes pour passer de la survie à la vie, une grande partie des Gilets Jaunes veut mettre en place, aujourd'hui, un instrument qui peut faire d'une révolte un changement de société : le RIC...Quelle puissance politique peut se cacher dans cet outil ?

     

    MAJ 25/02/2019

    MAJ 16/02/2019

     

     

     PaRIC sur l'avenir

    PaRIC sur l'avenira démocratie est aujourd'hui un entre-soi censitaire réduit à un minimum de gesticulations sans effets, sinon de changer le personnel qui conduira la même politique au service du Marché totalitaire.

     

    La démocratie est confisquée par les institutions – le Sénat n'est pas élu par les citoyens, le mode de fonctionnement des Assemblées n'est pas déterminé par les citoyens, les créations d'institutions régulant la vie publique, comme les innombrables agences qui ont fleuri ces dernières années ne sont pas décidées par les citoyens, etc. Localement, comme nationalement, on retrouve les mêmes pratiques de confiscation du pouvoir citoyen et des biens publics.

     

    La démocratie est confisquée par les politiques qui proposent des programmes minimum, aux formulations ambiguës, dont ils s'exonèrent une fois élus. La corruption, de plus, sévit dans le cénacle des élus, dont l'exemple récent reste le cas du premier ministre Cahuzac qui a dissimulé un compte en paradis fiscal, dont il a caché à toutes forces l'existence jusqu'à mentir à la représentation, au pays tout entier. Et n'a pas fait un seul jour de prison pour ça.

     

    La démocratie est confisquée par les groupes de pression les plus puissants, au premier rang desquels le patronat. E. Macron a reçu deux fois, en grande pompe, les représentants des entreprises les plus fortunées dans le secteur des nouvelles technologies et de la finance, et dialogue en permanence avec les émissaires du syndicat patronal MEDEF. Jamais un groupe de citoyens tiré au sort, par exemple, n'a été reçu à l’Élysée ou dans les Assemblées. Ce sont les intermédiaires, choisis, députés, sénateurs et maires aujourd'hui qui sont entendus par le pouvoir, jamais les « pôv cons ». jamais les « sans-dent », jamais les « rien », sauf pour quelques images paternalistes, quelques faux débats qu'on glorifiera via les chaines officielles, dans un « climat » télévisuel bien pire que l'ORTF .

     

    La démocratie est confisquée par l’État lui-même. Lequel État décide des sujets, des projets et des financements, validés par des instances parallèles – Conseil d’État, Conseil Constitutionnel, Cour des comptes qui lui sont liées car en leur sein l’État prend soin de nommer les hommes d'une même haute bourgeoisie et des mêmes grandes écoles fréquentées. Se tissent et s'amplifient des relations, croisées et complices, de pouvoir, de cooptation, de renvois d’ascenseur. Endogamie qui fait que l'on retrouve ceux qui ont exercé le pouvoir d’État dans les instances pré-citées qui doivent examiner « impartialement » l'action de l’État. Jamais le citoyen n'est en position de décideur, ni même consulté sur ce fonctionnement autarcique et ces décisions résultant d'un entre-soi personnel et fonctionnel, structurel.

     

     

     

    Le RIC est une potentielle pesée démocratique. Il vise à intervenir comme une bombe à désagrégation lente. Désagrégation de la situation de confort et d'impunité des élus. Désagrégation de la validité presque des lois et autres décrets imposés sans consultation, sans nécessité, pour le profit, contre l'intérêt général. Désagrégation de l'autonomie fonctionnelle des institutions. Désagrégation du fonctionnement et de l'existence même de niches de pouvoir indues. Désagrégation de la corruption qui s'étend à tous les échelons du pouvoir.

     

     

     

    Le RIC est un renversement potentiel de la verticalité. Il vise à rendre risquées, et bientôt impossibles, les décisions, les affectations, les dynamiques d'autarcie qui font que l’État est aujourd'hui un électron libre vidant la démocratie de sa substance.

     

    On peut beaucoup de choses, avec cet instrument. Mais à condition de le bâtir pour qu'il transmette intégralement les valeurs et exigences du peuple, par-dessus la démocratie représentative moribonde.

     

     

     

    Le RIC est un risque qui peut effrayer.

     

    Le plus grand ennemi du RIC, ce ne sont pas les modalités, les limites, les durées, les zones géographiques, ou la portée, le nombre de RIC supportables, etc....C'est la peur.

     

     

     

    La population a appris de très longue date à s'effacer devant la technologie. Premier stade les ateliers, les manufactures, puis les usines. L'homme s'efface devant la machine, maintenant devant la machine systématisée, étendue à l'univers entier, qu'on appelle techno-science. Demain il disparaîtra au profit du robot.

     

    Nous sommes lentement passés d'une société où les hommes se distraient, se cultivent, échangent et travaillent peu, à leur rythme et leur manière – les hommes de l'age de pierre – à une société où les hommes travaillent beaucoup, échangent, se cultivent et se distraient peu. Qu'est-ce qui a changé ? Le profit à enfanté du travail systématisé. Alors même que ce travail se fait de plus en plus en rare, il tient encore toute la place dans les têtes et dans l'organisation sociale. Ceux qui n'en ont pas ont droit à des ressources minimales. Ils ne peuvent se distraire, se cultiver et échanger qu'a minima, et avec culpabilité. Culpabilité due aux mises en demeures permanentes de trouver un travail qui n'existe plus.

     

     

     

    Effacement et culpabilité ont été prolongés, amplifiés par les politiques qui ont suivi une évolution parallèle à celle de travail comme système. Ils se sont exonérés du commun par des mandats de plus en plus libres d'obligations, avec des règlements assez lâches ou touffus qui les mettent à l'abri d'à peu-près tout ce qui frappe le citoyen lambda. Sans parler des ressources qui leurs sont allouées, incomparables avec ce qu'un salaire, une prestation, une allocation moyenne. Les politiques vivent au-dessus. Les lois qu'ils envisagent et votent reflètent cette domination structurelle. Le pouvoir s'est inversé, ou plutôt est reparti en arrière, vers le modèle monarchique. Macron et les députés tendent un miroir où on peut lire une frappante ressemblance avec un Louis et sa cour.

     

     

     

    Le RIC doit être dressé et solidifié en dépit de tout cela de l'effacement, de la culpabilité et de l'habituelle obéissance. Le peuple, comme il l'a fait au temps des monarques « de droit divin », doit combattre ces démons qui presque génétiquement implantés. Le RIC sera un succès si cette peur est vaincue, si la camisole de l'impuissance est arrachée.

     

     

     

    Pour ces raisons, les rédacteurs de RIC gagneraient à se donner des points d'appui. Un réseau de correspondance permanent pour valider sur tout le territoire les avancées. Des « maisons du RIC », pourquoi pas. Des endroits où seraient collectées toutes les versions, toutes les archives, tous les moyens collectifs de bâtir l'outil. Ces lieux, symboliquement, seraient les place-fortes du mouvement qui montrerait là sa dimension politique au-delà des doléances, légitimes et urgentes, qu'il a formulées au départ.

     

     

     

    Les bâtisseurs du « RIC » républicain devront laisser aller leurs esprits vers la réflexion libre, retrouver la liberté de penser, d'imaginer. Le RIC est une utopie concrète. Car il pense pour demain, bientôt, l'après-Macron, l'après tyrannie. Notre intuition et l'expérience des désastreuses quarante années précédentes nous indique clairement que le capitalisme trébuche, titube. Il n'arrive plus, à force de se noyer dans le profit, à nous nourrir et n'arrive même plus à nous fournir du travail. Échec qu'il tente de (nous) cacher en recourant de plus en plus à la force et à la manipulation, pour une répression sans précédent du mouvement populaire Gilets Jaunes.

     

     

     

    La liberté de nos esprits retrouvée, nous verrons bien sûr d'abord ce que nous ne voulons plus. Plus de lois sans cause, sans objet autre que servir la rente à untel, le poste d'un autre, priver tel groupe, enrichir tel autre indûment. Moins de lois, moins de pages, moins d'explications. Concision, clarté, transparence. Fini les pouvoirs qui durent. Fini les impunités. Fini les corruptions. Fini la puissance immaîtrisée de l’État « de droit ».

     

     

     

    Nous sommes en société. Les productions de cette société doivent être contenues, harmonisées pour le bien de tous. Prix, salaires, prestations sociales doivent être encadrés. Comme les projets, les investissements et les relations et les grandes sociétés internationales, L'action de chacun inter-agit avec celles des autres, le papillon qui bat des ailes à Rennes, provoque un ouragan à Marseille. Aux oubliettes les assertions de la Première ministre anglaise Thatcher qui déclara qu'il n'y a pas de société. Le libéralisme, et son enfant dégénéré l'ultra-libéralisme, ont tenté de faire (croire) comme si c'était vrai.

     

     

     

    La société est aujourd'hui un champ de ruines au plan des relations humaines, des valeurs, et de la cohérence de ses évolutions. Rien de plus urgent que d'éliminer ce que tout le monde reconnaît, les inégalités abyssales. Au contraire, le gouvernement laisse les très riches envoyer leurs fortune en paradis fiscal sans rien faire, ou presque. Il leur distribue en plus des montagnes d'argent via le CICE et les exonère d'impôts, tandis qu'il rachète leurs créances douteuses, via la BCE, suite au grand crack de 2008, que ces mêmes puissants ont provoqués par leurs incessantes spéculations boursières et la titrisation.

     

    Rien de plus important que la survie du pays comme de la planète. Pourtant notre gouvernement est à ce point dans l'inaction par rapport au changement climatique, aux énergies renouvelables et propres, que de plus en plus d'écologistes songent à porter plainte contre lui...

     

     

     

    La « démocratie » actuelle n'est plus représentative de rien, ou presque. Ceux qui l'incarnent sont éloignés, dévoyés, étrangers à ce qu'est la société française.

     

    Le RIC, dans toutes ses modalités, peut et doit avoir un maximum d'ampleur, surplomber les textes organisateurs de la République, comme le fonctionnement, les limites et les hiérarchies sociales. Il doit facile à déclencher et impératif. Il doit s'appuyer sur nos valeurs. Il n'y a pas à le « sécuriser », pour reprendre ce vilain mot qui fleurit chez les commentateurs courtisans type BFM ou FranceTVinfo. Le peuple est adulte, et ceux qui parlent d'un RIC « light » sont ceux qui ont le plus à perdre dans une République assainie, vivante.

     

    Si les réducteurs, metteurs en œuvre du RIC cède sur les valeurs et l'ampleur, ils verront monter une crue d'exigences en limitations, de procès en exagérations, de dangers imaginaires et de vrais saboteurs. La première partie, l'irruption et la popularisation des Gilets Jaunes a bien fonctionné. Le RIC peut représenter clairement l'outil de reconquête de la citoyenneté, puisque aujourd'hui la répression empêche pratiquement le réinvestissement des ronds-points et péages et expose chacun à partir mutilé d'une manifestation ou de se retrouver en prison.

    La mise en place générale et concertée, avec un test national ou local, en grandeur nature, peut être une porte de sortie de crise par le haut qui permettrait au Gilets Jaunes de rebondir. Ils déborderaient ainsi la justice aux ordres, la violence policière et les singeries macronniennes.

    A moins que le gouvernement ne décide d'interdire les réunions, la fabrication citoyenne du RIC français. Ce qui serait tout de même difficile, vu qu'il existe déjà des RIC, à des degrés divers de démocratie, dans une quarantaine de pays et que le Parlement UE et  l'ONU condamnent déjà la répression fasciste sur les GJ ainsi que l'usage, notamment, de cette arme de guerre qu'est le LBD.

     

    MAJ 16/02/2019

     

    Si le RIC demeure une revendication largement partagée - voir la liste des exigences détaillées des GJ sur le compte-rendu de l'AG des AG de Commercy - tout un ensemble de mesures urgentes pour améliorer l'ordinaire, améliorer concrètement la vie matérielle des populations les plus démunies, est posé par les Gilets Jaunes, concrètement aux allégations répétées, mensongères du gouvernement ou de ses bouffons en plateaux télé.

     

    En articulant une transformation politique et des exigences à plus court terme, les Gilets Jaunes montrent une vision et une stratégie qui correspondent aux nécessités de notre pays, de notre temps. Contrairement à toute cette vieille équipe de politiciens qui s'agite encore pour maintenir les privilèges et durcit toujours plus la répression.

     

    Le changement est en route et ce n'est pas un Macron sorti de nulle part, une majorité d’intrigants ou d'incapables et une police fascisée qui empêcheront le peuple de reprendre ses droits.  Le soutien continue aux GJ montre que le pays tout entier en a assez d'être exploité et battu s'il se rebiffe. L'avenir est en jaune, la chute de Macron semble inévitable, il est dans son bunker, tous ses soutiens le quittent, tous ses inavouables secrets affleurent. Le roi est nu.

     

    MAJ 25/02/2019

     

    La forme de RIC proposée par la France Insoumise a été renvoyée en commission, autant dire rejetée, par l'Assemblée Nationale.

     

    Cette innovation majeure est écartée par un pouvoir dont l'illégitimité va croissant, à partir de son élection. Élection par défaut, basée sur une propagande médiatique massive et sur le malentendu créé par la promesse d'une "nouvelle politique", qui n'a jamais trouvé le moindre début de réalisation.


    "Rejetée en commission", ça signifie qu'elle n'est même pas discutée. 300000 personnes dans la rue demandant chaque semaine un RIC, entre autres revendications réitérées, ça n'est pas assez pour que le pouvoir macronien daigne lire et discuter une proposition de RIC.

     

    Ce qui ramène donc la population à porter, à imposer ses exigences, à passer par-dessus un pouvoir totalement conservateur et dont la violence institutionnelle ne cesse de croitre. Les prisons dégorgent des citoyens innocents. S'il s'agissait d'un pays d'Amérique Latine on parlerait de "dictature" et Trump proposerait une aide humanitaire.
    Macron et son team ont délibérément choisi de se mettre à dos l'ensemble du peuple français. On n'a jamais vu une aussi suicidaire obstination. C'est une Bérézina assurée pour les candidats du pouvoir dans toutes les élections à venir. Plus grave, une impossible mise en œuvre de la plupart des mesures que ce gouvernement totalement minoritaire et discrédité tentera d'imposer.

     

    A noter que le rejet du RIC s'est joué à 50 députés pour, et 91 contre. Les députés LR et RN ont donc choisi...de ne pas choisir face à un pouvoir qui brutalise et rejette d'emblée tout ce qui n'est au service des hyper-riches et du Marché.
    On les verra donc, sans illusions, continuer la comédie de l'indignation contre la violence faite au peuple Jaune dans les rues, contre la politique qui raréfie encore l'emploi, ou contre la pauvreté qui prend toute la place, les Wauquiez, les Ciotti, les M. Le Pen, les Collard, les Alliot. En gardant à l'esprit qu'au moment de choisir le retour à la Démocratie, via le Referendum d'Initiative Citoyenne, ils ont courageusement fui le théâtre des combats.

     

    On notera aussi la claire dynamique fasciste qui anime ce gouvernement rempli de "mister NO". Toute mesure contraire à ses idées est rejetée sans même un examen, du moment que ça vient de l'opposition. On est là, encore, dans la politique la plus rance et la plus datée, celle que mena le socialiste Valls, tout fier de passer comme un bulldozer sur les espérances du peuple, par ordonnances réitérées. Le gouvernement passe donc en force sur le RIC, sur les retraites et bientôt sur le statut de fonctionnaire, comme sur le retour de l'ISF souhaité par une majorité absolue de français. C'est un groupuscule assis sur une base ridicule qui écrase tout ce qui ne lui ressemble pas, qui est massivement exécré et ne s'appuie que sur une violence policière omniprésente. Bientôt l'armée, puisque les forces de l'Ordre autoritaire ne parviennent pas à contenir les marées debout, de plus en plus nombreuses, de plus en plus déterminées à mesure que le temps.

     

    A remarquer enfin, pour désigner le délitement politique et moral total de cette Vème République à bout, que l'opposition institutionnelle véritable est menée par la France Insoumise et non pas des compères qui ont la même vision dogmatique, autoritaire, combinarde et au service de l'Argent-Roi. Les partis complice du système, d'où sont sortis les Fillon, les Cahuzac, et la milliardaire qui prétend parler pour  les sans-voix, depuis un petit château des beaux quartiers.

     

    Les Gilets Jaunes en sont donc réduits à compter sur eux-mêmes, ce qui clarifie les choses. Mais, vu l'impopularité, les défections et le doute permanent qui assaillent la REM, le temps compte aussi dans les alliés des Gilets, car il va  précipiter le largage hors-sol non seulement des mauvais acteurs au pouvoir, mais de toute la machinerie politique moisie qui dessert objectivement le peuple de la manière la plus grave.

     

     


  • Commentaires

    1
    olmedo
    Mardi 19 Février à 10:34

    de ma vie,jamais je ne me suis intéressée à la politique autant que depuis l'avènement des gilets jaunes...si j'étais plus ou moins lucide et avertit de nos graves problèmes...seul la pensée que je puisse être prise en compte comme citoyenne ayant une parole qui a de la valeur aux yeux du monde...m'a fait réellement bougée pour l'exprimer de manière famillière...+les vrai en jeux écolos qui sont à mon sens essentiel si ce n'est vital...l'idée de RIC est pour moi,une véritable avancée humaine(si on veut ou si nous parvenons à le mettre en place)plus importante que toute découverte scientifique presque ou progrès technologique...simplement le climat fait abstraction des débats terriens...c'est une urgence à traiter...ric ou pas...et là...peut être le progrès des sciences et technique pourra sauver ce grand pas pour l'humaniter qu'est la prise en compt de la vrai valeur d'autruit...alors merci les gilets jaunes pour cette santé du bon sens (le plus primaire) et qui est une réaction ultra saine à l'inconmmensurable et incompréhensible mise en place,depuis belle lurette,de la connerie humaine institutionnalisée!!!la raison arrivera peut être à gérer le monde un peu, avec l'obtination dans la lutte de nombreuse personnes qui la défende!!!

      • Mardi 19 Février à 20:38

        Merci Olmedo, pour cette réponse du cœur et du bon sens...Le RIC peut être aussi un outil pour obliger nos politiques qui freinent des 4 fers devant le changement climatique. C'est aux Gilets Jaunes de mettre en place les referendum adéquats pour le faire. C'est  possible, et ça se fera, d'une manière ou d'une autre. La marée jaune n'a pas fini de déferler et le changement est programmé, tôt ou tard.

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