• Non Stop Intox

     

    Quelques mots pour pointer les maux dont souffre toujours et encore cette presse de Marché, toujours impatiente de devancer les désirs des pouvoirs qui la nourrissent et la guident.

     

     MAJ 

     

    Éclairage sur le Conseil Constitutionnel. Quelles sont les chances de Farida Amrani de faire entendre sa plainte contre Manuel Valls dans les couloirs feutrées de cette Haute Cour de Justice Électorale qui comporte à sa table Lionel Jospin, ancien premier ministre socialiste, entre autres augustes personnages ?

     

     

     

     

    Non Stop Intox

     

    Non Stop Intoxe socialiste en rupture de ban, hargneux et volontiers dictatorial, tout acquis au Marché sans cesser de brandir la rose fanée, est un excellent « client », pour reprendre l'expression popularisée par le (non)regretté Ardisson, animateur taillant dans le gras, précurseur des Hanouna et autres Sébastien.

     

     

     

    Ce socialiste s'appelle Valls, ancien premier ministre. Il incarne l'autorité usurpée, la carte dans la manche faussant complètement la séquence, normalement de gauche, 2012-2017. Comme son patron Hollande, dés son arrivée au pouvoir il a tourné ses regards vers l'antithèse de la Gauche, l'ennemi structurel et définitif des salariés, le patronat, pour lui avouer sa flamme.

    Valls serait presque un traître de chez Guignol, s'il n'avait disposé des années durant du pouvoir pour s'acharner sur la Gauche et le peuple avec une politique aussi fascisante que néo-libérale. Et disposer de la cohorte des NSZ de tous poils, toujours prêt à commenter aimablement, conforter, naturaliser les mesures les plus dictatoriales de ces conservateurs en rose. Avec son boss Hollande, il a pourtant sapé sans cesse le substrat et les idées de Gauche, livré le pays à  l'ultra-libéralisme, taxé toujours les plus pauvres, gelé salaires et retraites, crevé les filets sociaux...Marionnette satisfaite d'une poignée de dictateurs multinationaux, réfugiés au MEDEF, qui ont mis le(s) pay(s) en coupe réglée, d'une manière qu'on n'aurait même pas imaginé il y a quarante ans de ça,


    Valls comme Hollande avait un besoin vital d'une communication permanente pour justifier l'injustifiable. A commencer par sa posture d'homme de gauche. Les soutiens, les NSZ n'ont jamais manqué. Les aides à la presse écrite, audio et Net non plus.

     

     

     

    Non Stop Zapping n'en a rien à faire de l'Histoire, des Valeurs, de la souffrance Sociale, et de l'agonie de la politique Macronisée grâce à de trop nombreux Valls. NSZ est là pour faire de l'écume, vasouiller pour les « pôv cons » chers à Sarko. Et titre, en prenant allègrement parti, « Manuel Valls élu aux législatives », pour compléter avec des images bien faites pour montrer l'horreur de ce peuple suant et bavant contre le bien propre sur lui, tout dentier dehors, Manuel. Naturellement, évidemment élu. Un mot si chargé en connotations religieuses qu'il véhicule aujourd'hui la transcendance que les maîtres et leurs zélés serviles veulent immédiatte, évidente.

     

     

    Dommage, le coup de langue était bien tenté. Premièrement, Valls n'est pas "élu", il déclare avoir gagné. Sauf si on est de son côté, évidemment.

     

    Deuxièmement, le titre intermédiaire de NSZ "La FI conteste, un climat très tendu", laisse logiquement penser que c'est de la faute de FI s'il y a un climat tendu.

     

    C'est bien sûr la grande faute de Valls-le-roué, qui a fait une annonce performative, sans assurance aucune, pour forcer la décision. Car il savait sans aucun doute qu'il y avait contestation des résultats dans différents bureaux de vote - notées et remontées au plus vite vers le centralisateur des bureaux qui informe chaque candidat. De toute façon, le candidat est informé dès la fermeture des bureaux par ses assesseurs des problèmes, des tricheries.

     

    Et les « journalistes » de NSZ ne peuvent ignorer ce ba-ba des mécanismes électoraux.

     

     

     

    Non stop Zapping n'est pas ce qui se fait de mieux dans le registre de l'info, c'est plutôt une usine à produire du bruit et de la fumée pour combler le fondamental silence de l'insignifiance. Les rédacteurs se présentent pourtant comme journalistes. A ce titre, leur travail est donc représentatif de la presse. Et comme ils sont pressés par nature – ils font une sorte de fil d'info continu sur le Web -, ils reprennent sans doute le fil AFP, c'est-à-dire les articles sommaires que l'AFP produit sans cesse pour les organes de presse, comme l'industrie alimentaire fournit des plats préparés pour les restaurants, qui rajoutent une garniture, une sauce, ou rien.

    La presse écrite et audio-visuelle achète ces éléments d'info pour les reproduire, donc, en les arrangeant à sa façon, ou in extenso. C'est donc sans doute une sorte de modèle minimal que cet article – NSZ n'étant pas spécialisé politique. Qu'il soit un sous-produit AFP ou pas, nous y retrouvons une grille conceptuelle et rhétorique très souvent reprise, une grille « de base » pour l'exposition d'un fait politique en régime de démocratie marchand(é)e. Montrer, étayer, conforter le(s) Pouvoir(s). D'ailleurs

    Le Parisien, L'Express, Paris-Match, BFMTV emploient d'abord et systématiquement les mots de l'évidence du Pouvoir, les faits évidents dictés par ce même Pouvoir, Valls en l'occurrence, et renvoient à l'indistinct, au contingent, au chahut, la position adverse. Quitte à revenir (rarement) plus tard sur les spontanés articles serfs, lâcher quelques relativisations pêle-mêle, avec mauvaise grâce.

    L'axe idéologique pivot est toujours le même, l'inclination devant l'officiel, la hiérarchie en place, l'instinctive défense du puissant. Même si, plus tard, viendront des bémols, des additifs contradictoires, le mal est fait à chaud. On fait barrage, on donne voix et présence au seul pouvoir. Comme les CRS protègent la voix de Valls, face "au chahut", à "la contestation", "aux perturbations".

     

     

    MAJ

     

    Le Conseil Constitutionnel est une instance composée d'anciens présidents (de droite) et de grands « commis » de l’État et « personnalités politiques », tous très largement conservateurs, à très conservateurs.

     

    On ne peut le soupçonner d’être infiltré par des gens qui louent mensuellement leur force de travail manuel ou intellectuel contre un salaire, encore moins par de ces jean foutre qui survivent sur les minimaux sociaux.

     

     

     

    La langue du Conseil est strictement juridique, ses appréciations légitimistes, son diagnostic sans appel. Sa compréhension réservée aux bac+++ en jargon juridique.

     

     

     

    Sur près de 600 décisions en 10 ans, le Conseil a prononcé 200 et quelques rejets des plaintes. Pour le reste des décisions, elles frappent la plupart du temps d'inéligibilité des candidats ayant eu moins de 1% des voix, - ayant pu bénéficier de dons de personnes physiques ou n'ayant pas restitué la  liasse de reçus-dons ; dans ce cas la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques présume que le candidat a perçu des dons, et prononce le rejet du compte de campagne pour "absence de dépôt" - et n'ayant pas pris – pas voulu, pas pu, pas su, les décisions n'entrent pas dans les détails - d'expert-comptable pour présenter les comptes comme il sied au Conseil Constitutionnel. Lequel est donc très souvent saisi par la Commission des Comptes de Campagne.

     

    Une poignée d'annulation n'offre pas un doute raisonnable. Le Conseil Constitutionnel est un club fonctionnant à l'autorité des fonctions prestigieuses qu'ont exercées ses membres. Il est l'instance vénérable fatalement vouée à maintenir les règles, pour aussi censitaires et monétaires qu'elles soient.

     

     

     

    Un expert-comptable coûte autour de 1300€ pour une campagne, sans compter tout le matériel, les frais de déplacements, les meetings éventuels, un site, des vidéos, donc des personnes qualifiées en communication, voire embauchées à la tache, dans le cas des grands partis.

     

    Le Conseil Constitutionnel est une machine pointilleuse jugeant tout le monde à l'aune de règles qui ne sont justement pas faites pour tout le monde. Les grands partis déjà bien dotés, par les adhérents et les remboursements de campagne précédents, ont tous moyens de se payer la vérification scrupuleuse des comptes et une communication massive, des meetings organisés professionnellement et même « la claque » si nécessaire. La diffusion des idées, la visibilité, donc l'audience, sont massivement tordues par cette absence de même moyens pour une même valeur initiale d'idées comme de programmes.

     

    Si tout le monde concourrait avec les mêmes sommes d'argent, le même nombre de professionnels à disposition, le même moteur, la même voiture, donc, la course serait infiniment plus juste et infiniment plus excitante pour les français.

    Le Conseil Constitutionnel est une structure massivement conservatoire de procédures électorales aussi truquées, bonnes à légitimer les candidats qui ont de l'argent, et/ou qui viennent de la même caste dans laquelle se retrouvent ceux qui leur donneront accès aux médias, et les membres du Conseil Constitutionnel, tous éminents de la très grande bourgeoisie.

     

     

     

    C'est dire si Farida Amrani, candidate de la France Insoumise a toutes ses chances pour faire entendre et valider sa requête en invalidation dans la campagne au terme de laquelle l'ex Premier Ministre, Socialiste, Manuel Valls, s'est auto-prononcé vainqueur.

     

     

     


  • Commentaires

    1
    Écume blanche
    Lundi 19 Juin à 18:13

    Bravo !

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