• L'homme doré ?

     

    Quelques réfexions désordonnées sur le devenir de l'argent, et les hommes d'argent que nous sommes, pour partie. Une évolution qui nous appartient si peu, tant la puissance de l'argent est en voie de libération continue. Jusqu'à se doter de philosophies d'existence qui pourraient mettre la nôtre en question...

     

     

    L'homme doré ?

     

    L'homme doré ? une époque presque oubliée, la question était violemment posée par les bandits dans l'ombre des chemins forestiers, qui demandaient la bourse pour prix de la vie. Pour le contemporain, l'impératif n'est plus de mise, le problème s'insinue, s'affiche comme une affiche sur les murs de la mairie, un jour absente, le lendemain impériale, impérative, et pourtant impersonnelle. La bourse est exigée par des hommes pourtant. Une poignée d'hommes qu'on ne voit jamais, comme les sacrifiés de Verdun ne voyaient jamais les généraux qui les envoyaient à la mort. La bourse exigée s'incarne aujourd'hui dans une question. L 'argent peut-il donner le droit de vivre ?...

     

     

     

    L'argent serait donc le rasoir d'Occam d'une ingénierie sociale non pas basée sur l'éthique et/ou le mérite, mais la possession. Les banques, réceptacles privilégiés du précieux élément, se sont d'ailleurs données les signes réservés à l’État républicain. Elles s'auto-désignent institutions, sans en présenter le caractère de service public, incarnant les valeurs et le soutien que la chose publique doit représenter et mettre en œuvre.

     

     

     

    Indéniable et omniprésente place de l'argent dans toutes pensées et tous actes de la vie, on est bien forcé de constater. Au négatif du rôle « institutionnel » des banques, l'argent exprime et creuse une dérive continue par rapport à la nature des institutions, fer de lance de la démocratie, nécessairement au service de celle-ci, donc du peuple qui la fait exister.

     

     

     

    Deux exemples au quotidien, parmi une infinité, pour souligner combien la logique de l'argent a muté le fonctionnement des institutions et, corrélativement, leurs valeurs et leurs objectifs.

     

     

     

    La CAF, dans ma ville comme ailleurs sans doute, est pourvue aujourd'hui de vigiles. Posté à l'entrée, outre la « sanitaire » imposant du masque/gel aux entrants, ces gens sont là pour réguler le flot des demandeurs. En réalité, on s'en aperçoit dès qu'on à une quelconque question, un problème qui dépasse les problèmes d'utilisation du Net, puisque selon la nouvelle mode, toute institution devrait passer par la dématérialisation. Stupide dogme enfoncé dans les têtes, toutes prêtes à se lancer convaincre, des politiques et hauts fonctionnaires.

     

    Le, les vigiles(s) ont pour tache d'empêcher les personnes, les familles les plus pauvres, de réclamer leurs droits d'une manière qui « menacerait » le fonctionnement de l'institution Caisse d'Allocations Familiales. En clair, qui déborderait les personnels massivement réduits et remettrait en cause le dogme diligemment relayée, imposée par la faune des cadres locaux. On retrouve là la modalité sécuritaire des hypers, masquant la volonté de ne pas tolérer de dérogation, d'intrusion dans la mécanique de la verticalité, dans le ronron marchand, la chaîne liant le client pour l'amener sans heurt à la caisse, ici la sortie de l'antenne CAF.

     

    La CAF empêche, de fait, les plus en nécessité d'exiger leur droit, de bénéficier rapidement et sans entraves administratives des prestations qui leur permettent à peine de boucler leurs fins de mois. Pour prétexte d'assurer la sécurité, la mobilité de chacun, quand tous ceux qui viennent réclamer, et contester bien souvent, sont dans la plus parfaite insécurité. Insécurité liée à une conjoncture de massif sous-emploi, de baisse continue du « filet social », d'étranglement programmé des prestations qui leur permettraient de tenir jusqu'à mois suivant, quand ce n'est pas la semaine suivante.

     

     

     

    Défaillance institutionnelle flagrante, quant aux valeurs et objectifs de service public telles que les connaissent et les espèrent les gens ordinaires : fournir une aide effective et suffisante devant la faiblesse des revenus, la précarité des situations, les perspectives indigentes d'emploi, de survie, ainsi que les moyens de ne pas retomber dans la pauvreté.

     

    A la base de ce divorce entre les attentes d'une majorité de la population, une asphyxie continuelle des capacités humaines et financière des CAF, pour restreindre leur périmètres d'actions et les sommes dont elles disposent pour aider les gens, sans contrepartie, normalement.

     

    Ainsi les CAF ferment la porte de plus en plus à ceux qui représentent le cœur et l'objectif de leur action communément appréciée. Elles poursuivent, comme l'ensemble des institutions, une logique qui vise à amenuiser l'argent de l'aide aux plus défavorisés, pour soulager l’État de ce qui paraît être une charge, une obligation indue, le soutien aux plus démunis et l'investissement dans l'éradication de la pauvreté.

     

     

     

    La logique démocratique est ainsi progressivement retournée. Est insufflée dans la CAF l'idée qu'il faut disposer de l'argent de la collectivité à des fins de rapport. L'argent doit rapporter, ne pas être investi à perte. Laquelle perte étant causée par des gens pour qui l'argent ne peut être un profit ou un investissement, mais un moyen de survie au jour le jour. La défaillance des CAF limitant dans leur action les capacités de vie, de survie, débouche sur une maltraitance institutionnelle. Maltraitance basée sur la nature nouvelle des institutions. Rendre compte à l'argent. L'argent autonomisée dont la valeur, l'idéal contemporain, est de se multiplier. D'abord en supprimant les charges, les coûts, désossant tout organisme trop lourd, toujours lourd à ses yeux, trop coûteux. Ensuite en occultant les bénéficiaires potentiels qui ne rapportent pas. La nature contemporaine, généralisée, de l'argent est d'être une somme en croissance perpétuelle, invalidant le don à la misère, ou la juste rémunération d'un travail.

     

     

     

    Sur ce principe apparaissent fonctionner également les ARS.

     

    Tandis que les médias effacent jour après jour la signification historique, sociétale de l'épidémie COVID, - ne posant jamais le rôle social nécessaire de l’État dans la prévention et le soin de la population en des termes réellement démocratiques -, les ARS continuent à assurer une « gestion de la crise » pour le gouvernement. Gestion, terme technocratique indiquant la nature du problème que les Agences Régionales de Santé doivent régler. Il s'agit pour elles d'évaluer les coûts financiers et les réponses économes à apporter pour pallier ces coûts. Réponses donc soigneusement pesées à l'aune de l'argent qui ne saurait être gaspillé dans des aides intégrant le pretium doloris mais le dommage au budget de l’État, compris comme un investissement global visant à être bénéficiaire.

     

     

     

    On comprendra aisément que ces agences, pensées et organisée sur le modèle anglo-saxon, s'évertuent encore à diminuer les moyens, le coût que représentent les très rares institutions encore de service public, comme l’Hôpital, en pleine pandémie. Quand ces mêmes services hospitaliers ont enregistrés des milliers de décès dus à l'absence, déjà criante, de capacité à faire face aux besoins sanitaires de la majorité de la population. Toujours dans une logique institutionnelle métastasée par l'idéal de l'argent capitalistique. Imposer, à ceux qui bénéficient le moins de l'argent, d'au moins de le rendre, au mieux de le faire fructifier, sinon de s'en priver.

     

     

     

    Se pose donc, à la lumière de ces deux exemples hâtivement brossés, le problème du rôle idéal, final, de l'argent. Argent moteur du renversement général des institutions vers une logique contraire à celle qui les anime toujours. Contraire à l'idée commune que s'en font les gens du commun, élevés dans la croyance à l'État protecteur des plus faibles d'abord, d'un État républicain, basé sur ses valeurs pour organiser une société égalitaire, démocratique, en se donnant les moyens et structures pour empêcher la croissance de la richesse de quelques-uns sur le dos de la misère du plus grand nombre.

     

     

     

     

     

     

     

    L'argent, de toute sa puissance effective, de toute son emprise sur les cervelles qui en bénéficient, par toutes les planifications qu'il inspire et souvent finance, est devenu l'ordonnateur, le maître des existences de ceux qui n'en ont pas.

     

     

     

    Au fil de l'Histoire, certaines populations ont opéré des distinctions dramatiquement performatives entre des populations, sur des critères liés au mode de vie et où la configuration physique.

     

    Nous sommes, aujourd'hui, face à un agent excluant fondant son action sur sa nature propre. Avant même que les possesseurs ne désignent telle ou telle population à délaisser, voire à priver, l'argent parce qu'il est en mesure d'acquérir tout ou presque, par sa quantité inédite et sa très inégale répartition prolonge ou contrarie des choix sociétaux fondamentaux.

     

     

     

    Nous sommes, aujourd'hui, soumis à un maître impersonnel, dont tout le monde peut disposer, mais dont la nature même, croître, le fait se répartir, pour ainsi dire de sa propre volonté, toujours plus dans les quelques mains qui ont initié, ici ou là, la croissance de la masse monétaire.

     

    L'argent antérieur à l'époque du profit était perçu, enseigné, utilisé, comme un moyen d'équivalence commode. Sa masse, entre peu de mains, l'a en quelque sorte autonomisé. En cause la valeur, postérieure à toute transaction, qu'il a acquis. La valeur-puissance qui lui permet de tordre le principe de la transaction basé sur une égalité théorique des agents économiques, si l'un possède énormément d'argent et l'autre peu, et pas les moyens d'en recevoir plus. Le fait d'être devenu massif a rendu l'argent décisif, capable de soumettre quasiment toute autre considération à sa réalité, à son existence profitable, et surtout aux yeux de ceux qui le possèdent. D'une importance telle qu'il ne saurait être perdu, ou même gaspillé dans des activités qui ne génèrent pas une extension de sa masse, donc de son influence qui accroît fatalement son poids, son domaine, sa considération. L'argent est devenu autonome, aux yeux de tous, et particulièrement aux yeux de ceux qui le possèdent.

     

     

     

    Il renforce, il fonde des individus singuliers, à la fois maîtres et serviteurs de l'argent. Il a fait naître une société nouvelle basée sur sa multiplication. Pas n'importe quel argent, s'entend. Celui qui est assez important, assez massif pour s'investir et ainsi capitaliser, grossir sans limites, par le fait de l'intérêt, par le fait qu'il génère sans cesse les conditions de sa propre croissance, pliant les hommes à son service, les moyens à ses fins. Par sa nouvelle « nature » de puissance, il persiste fondamentalement en ce qu'il est, quelque soit l'origine de sa multiplication. Travail, servage, drogue...

     

     

     

    Sa volonté, exprimée et mise en actes par ceux qui le détiennent et non pas qui le possèdent, est une puissance omniprésente, mais surtout une idée. Sorte d'idéal qui n'ose s'avouer, même chez les hommes de l'argent. L'idée qu'il n'y a pas de place pour une humanité qui ne reconnaît pas le profit et n'est pas prête à se mettre à son service. Ils seront donc à l'écart, en quelque sorte privé de l'humanité passée sous le contrôle de l'argent, devenue l'agent de l'argent. L'argent ne tolère et tolérera de moins en moins, comme tout despote, ce qui ne vient pas accroître sa force, tout ce qui ne lui permet pas de persister dans son être profond.

     

    Hors de sa route, hors de sa vision, ce qui ne peut le maximiser.

     

     

     

    En allant plus loin, peut-être trop loin, mais la déduction semble logique, l'argent impose une sorte d'eugénisme. L'humanité, l'argent en choisit, en choisira de plus en plus, les membres à sa convenance.

     

    Forcément, l'humanité s'appuyant dans son quotidien sur des valeurs monétairement indéfinie, littéralement pas calculable dans le ratio fondamental de l'argent – coût zéro VS bénéfice infini - ne peut être acceptée.

     

     

     

    C'est pourtant cette humanité qui aujourd'hui est devant lui, même si elle ne le sait pas vraiment, tant l'autorité et l'influence de l'argent sont omniprésentes Cette humaine présence survenue des tréfonds du temps, toujours dénaturée, désaffectée. Aujourd'hui, il faut ajouter à ses tares originelles : désargentée – expression renvoyant au corps, aux êtres mis à nu, privés de quelque élément organique essentiel.

     

     

     

    Cette vieille humanité ne peut être source de profit, n'étant même plus en état d'exister réellement, tant l'argent - la faiblesse qu'il organise, la désagrégation des barrière qu'il opère - règne dans les têtes à proximité de lui. Cette humanité presque oubliée fut pourtant la source de ce profit qui a bâti l'argent-roi. Des tous petits efforts innombrables, dans les machines à fabriquer la consommation, faisant, peu à peu, de grandes rivières d'argent qui viennent aux montagnes d'or déjà constituées.

     

     

     

    Ça ne suffit plus. D'autant que l'humain old school est rétif, peu fiable. Alors l'argent cherche des solutions pour écarter cette ancienne locomotive. Les promesses de la nouvelle économie – basée fondamentalement, nécessairement, maximalement, sur l'argent qui s'engouffrera dans les gigantesques investissements qu'annonce déjà l'IA et la société qu'elle draine, le post-humaniste et sa vitrine positive le transhumanisme – se concrétiseront, donc, en suppressions, en éliminations, d'une ampleur inédite, de l'élément aujourd'hui insuffisant, obsolète, naturellement voué à rejoindre le cimetière des dinosaures.

     

     

     

    Car l'argent génère les doctrines qui lui ressemblent et le trans ou le post déclarent l'humanité comme obsolète, terminée.

     

    C'est sans doute dans la distinction philosophiques établie par Marx – politique = forme de domination ; économique = forme d'exploitation - qu'il faut chercher la source des ces trajectoires de rupture avec l'humain ordinaire. L'argent-profit, l'argent-roi a émergé et pris son envol dans l'économique. Déjà en voie d'autonomisation, il a généré en 1989, avec le consensus de Washington, la structure qui exprime le mieux sa volonté de croissance infinie et son ambition, la Bourse mondiale, les bourses reliées, aujourd'hui actives dans la majorité des pays. Lesquelles bourses, se sont manifestement détachées de leur vocation initiale de soutien à la production réelle, matérielle. Le High Frequency Trading – 40% des échanges boursiers - fait fonctionner l'ensemble du circuit boursier sur le mode de la milliseconde, totalement en-dehors de l'évolution économique réelle.

     

    La puissance naissante, aujourd'hui rayonnante de l'argent doit nécessairement se tourner vers la domination qui rendra pérenne son existence et sa puissance. Il est entré dans une phase d'occupation, d'emprise sur les esprits, via la mise en avant de ses détenteurs et de son action, toujours relayée, célébrée par les médias. Lui reste à prendre une place réellement politique. Déterminer la/les pensées sociétales, les visions du monde qui en feront le cœur d'une rationalité nouvelle et excluante, contre l'ancienne démocratie visant à rassembler autour d'un projet pensé et vécu en commun.

     

     

     

    Quelque soit le moyen, il s'agira donc d'écarter, d'obsolétiser cette humanité commune qui ne le sert et ne lui sert plus, à l'heure des machines pensantes. Il ne s'agit plus de donner les moyens de vivre pour multiplier les rangs des plus forts, des décideurs, pour incarner enfin la démocratie. Non, il s'agit d'éliminer ce qui ne cadre pas dans le paysage mental des nouveaux apprentis-sorciers, serviteurs de l'argent-roi. Lesquels voient dans la technologie, toujours, les moyens de réaliser leurs démiurgiques ambitions. Sans distinguer, semble-t-il, derrière la technologie, l'argent. L'argent qui induit quelles idées, quelles recherches, quelles technologies et dans quels buts.

     

     

     

    Pourquoi n'y a t-il jamais de financements massifs pour des technologies qui boosteraient la citoyenneté, la démocratie ? Pourquoi n'y a t-il aucun investissement dans les structures institutionnelles travaillant aux moyens de faire de chacun un décideur de sa vie, de la vie sociale ? Lesquelles structures amélioreraient les déjà connues - le tirage au sort, la démocratie liquide, le RIC... -, mieux, en inventeraient de nouvelles. Pourquoi n'y a t-il nulle part d'institut de recherches pour amoindrir la puissance de l'argent, donner des moyens concrets pour ralentir l'accumulation, la concentration, l'émergence d'une conscience planétaire confondue avec le règne à l'argent ?

     

    Le nouvel eugénisme qui vient est fondé, développé, popularisé par et pour l'Argent-roi, depuis l’École primaire jusqu'aux Grandes Écoles, en passant par toutes les strates de l’État. Il trouve sa place, son terrain d'expériementation et sa nourriture dans l'entreprise, particulièrement les plus folles, les plus dévorantes, qui incarnent déjà sa philosophie – débarrasser le paysage de l'encombrant, de l'insuffisant, du limité, de l'handicapé – en promouvant le suicide comme méthode managériale, l'élimination des rétifs dans les pays où la démocratie ne protège pas, du moins encore un peu, comme chez nous.

     

     

     

    L'argent est déjà en route depuis un bout de temps pour éliminer à la source ce qui lui pèse : le coût de l'emploi, le coût de ces existences à lui asservies. Il a fait un bond en avant décisif en 89 – consensus de Washington sur, entre autres, la dérégulation financière urbi et orbi - avec ce traité qui institue les Marchés financiers comme seuls fournisseurs, décideurs donc, des politiques publiques. La primauté des Bourses est lancée. Elles sont aujourd'hui les temples de l'argent, l'incarnation de la royauté et du fonctionnement de la divinité à l'infinie croissance, dans un jeu sans cesse accéléré, où les entreprises et les hommes sont définitivement écartés de la mécanique créatrice d'argent, opérant sui generis, ou presque.

     

     

     

    Cette course à l'élévation de l'argent au-dessus du genre produit, aujourd'hui, l'émergence d'une altérité dont les Bourses n'ont été que le prototype. C'est toute une société étrangère qui vient. Elle prétend s'étendre en tout lieu et dans toutes les têtes, pour régner sur un territoire, une contrée mentale et physique où le commun n'aura plus sa place. Il n'est naturellement plus à la hauteur des exigences de l'argent-roi, même s'il est bien souvent tout à fait désireux de l'approcher, de s'octroyer sa part de ce pouvoir inédit. Il ne peut encombrer la route de la surhumanité méprisant la finitude de sa propre planète, convaincue qu'elle n'est pas de même nature que l'homo sapiens, qu'elle peut, qu'elle doit décider maintenant de la réalité qui lui convient. Ainsi Karl Rove, un des multiples facilitateur de l'argent-roi, spin doctor de Georges W. Bush, déclara « lorsque nous agissons, nous créons notre propre réalité ». La surhumanité se pense comme le chaînon ultime, l'homo sapiens doré qui va abolir la défaillance humaine.

     

     

     

    L’avènement de singularités hypertrophiées figurant l'émergence d'une sur-humanité supérieurement liée à la nature de l'argent n'en est, sans doute, qu'à ses débuts. L'écart qui va grandir laissera désormais à l'humanité ordinaire et désargentée la perception d'un vide en extension évidente. Lequel vide appelle pourtant son négatif, une marge incertaine, fluctuante de réalité indéniable, aussi certaine que limitée et, corrélativement, d'espoir dans l'irruption de l'impondérable, l'imprévisible, l'incalculable.

     

     

     


  • Commentaires

    1
    Henri E DAYSSOL
    Lundi 18 Janvier à 07:25

    Oui nous allons vers un dépassement de cette situation

    2
    Lundi 18 Janvier à 09:30

    Sans doute, Henri. Il faut se dire que le pire n'est jamais certain...

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