• Jaune

     

     

    Jauneort bien mon ami, tu te prétends gracieux et souriant

     

    Je ne distingue que traces racornies et reliefs brûlants partout où tu te poses

     

     

     

    Fort bien mon ami, tu t'imagines chaleureux et vif-argent

     

    Je ne peux t'imaginer qu'en grasses quantités, là où tu t'alanguis

     

     

     

    Fort bien mon ami, tu crois ta chaleur indispensable à nos braises

     

    Je ne vois que redondante couverture

     

     

     

    Fort bien mon ami, tu échaufferais nos sangs de ta simple évocation

     

    Je n'espère qu'une présence moins fantomatique de ta part

     

     

     

    Fort bien mon ami, tu sentirais la franchise et la gaîté

     

    Je ne constate qu'une évidente niaiserie des objets par toi colorés

     

     

     

    J'aimerais qu'il te vienne au cœur quelque qualitatif épanouissement

     

    Une déterminée tendance à affirmer ta singularité

     

    Une aura distincte de cet astre si commun qui t'incarne

     

    Une palette étendue pour enrober les épices et fasciner les peintres

     

    Oublie la chrysalide monomaniaque

     

    Convoque la multitude des associations

     

    Que suscite inévitablement une couleur qui se respecte.

     


  • Commentaires

    1
    HED
    Mardi 7 Novembre à 10:24
    que de buée sur ce miroir
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