• Exemplaires moustiques

     

     

    Sur les créations photographiques de Tiziana Annesi, mon imagination s'est facilement déployée. Sans doute parce que les images proposées n'offrent pas un choix esthétique strict, un jugement bien arrêté. Il y a du "jeu" dans les cadrages, peut-être cette fameuse neutralité incarnée par l'écriture "blanche" - T.A. est journaliste. Explication qui n'engage que  moi.

     

     

     

     

     ceci prés que la taille diffère, les escadrilles animales ressemblent aux humaines, pourrait-on conclure de ce double vol en parallèle. L’anthropomorphisme nous fait juger des actes animaux, malheureusement, comme d'affaires humaines. Affaires majeures, dont on parle, expéditions qui capturent, rasent et pillent. Rapines militaires incessantes, saccages financiers permanents. On nous vante, après, la valeur des chefs de guerre, on nous célèbre la vision des corsaires de Marché. On oublie les ruines, les morts, les douleurs qui mèneront les survivants au tombeau, les vengeances qui mûrissent. Le désordre et la désolation qui prospèrent partout.

     

    Il faut rendre aux animaux leur noblesse, qui ne font jamais la guerre parce qu'elle est jolie et assure de gros rapports, ainsi qu'une gloire consécutive chez les manants admiratifs et les scribes de carrière. La nécessité leur fait loi, et s'ils peuvent connaître l'amour, l'amitié et le combat, ce ne sera qu'à l'ombre du devoir reproducteur, La nature leur fixe un temps pour vivre leur parcours individuel, qui n'est qu'un atome dans la destinée générale de l'espèce.

     

    On m'objectera que l'homme n'est pas animal, il peut assortir la mort qu'il donne de férocité, de cruauté, ou d'indifférence. Il sait ce qu'il fait, le pire et le meilleur. Sinon vraiment maître, il est conscient de ses actes, des conséquences, et de ses semblables qui s'entrelacent dans sa vie autant que lui-même l'accomplit.

     

    Mais voler de concert, parallèle aux autres, fondé en son être et joint aux autres, il ne sait toujours pas faire.

    On appelle singe qui imite sans substance, qui reproduit sans âme. Il faudrait trouver un autre nom pour l'infra-animalité qu'est trop souvent notre humanité.

     


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