• Avenir

     

    A la force de ses machines, l'homme est parvenu à se faire sa niche à lui dans les immenses ères géologiques. A peine installé, il fait tant de bruit et bouscule tout avec tant de fureur qu'il va s'effacer bientôt lui-même de l'Anthropocène.

    Inventaire poétique de ce qui devrait disparaître avec lui. Choses et concepts, sensations et idéaux sur le point de, ou déjà en chute dans le grand Déversoir. Aujourd'hui, l'avenir.

     

    22 poèmes pour une Anthropocène étalée sur 220 années, ou à peu près.

     

     

     

     

     

     

     

     

    appelez-vous hurlait Cassandre aux vents mauvais

     

    rappelez-vous demain sinon je m'en irai aux cendres

     

     

    l'agora vide bruisse de remords inutilisés

     

    la ville déchante sous la pluie d'humains déboussolés

     

     

    prie, alors prie

     

    que la lumière soit artifice flouté

     

     

    les futurs s'entassent dans les rayons des Babel éclatées

     

    les futurs pleurent toujours au pied d'Hiroshima

     

    Les futurs coria s'enfoncent à jamais dans le ventre infécond de la Terre

     

    les futurs lépreux arrachent leurs croutes à Seveso

     

     

    l'enfant vieilli ouvre les portes des temples

     

    où naitras-tu chante l'ultime baleine aux abysses opaques

     

     

    il s'en est allé avec les lumières d'étoiles abusées

     

    après tout il n'était maître que des terres du rêve


  • Commentaires

    1
    Henri E DAYSSOL
    Lundi 15 Février à 23:02

    Au début était le rêve

    2
    Mardi 16 Février à 09:59

    ...et les rêves ne peuvent s'éteindre puisqu'ils ne sont pas vraiment réels...

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