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    A pamphlétaire et demi. La littérature sans idéal, de P. Vilain, plonge dans les eaux troubles de la littérature actuelle tout en volant au secours de la victoire contre l'antisémitisme. Mais à incendier l’œuvre parce que l'homme s'est perdu, ne risque-t-on pas de stigmatiser toute la littérature et de se tirer une balle dans le pied qu'on voulait mettre au cul de la fiction marchandisée ?...

     

     

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    L'heure de l'enfant'heure de l'enfant, c'était d'abord l'heure des galets

     

    Apurés et patients, au bord du Tarn

     

     

     

    La poche du short alourdie de ronds amis

     

    Il n'avait plus qu'à tenter le ricochet

     

    L'impossible marelle, essayer encore et encore

     

    La pierre marchait sur l'eau

     

    L'enfant dans les nuages

     

     

     

    Quelques comètes plus tard, il tendait sa ligne

     

    Le murmure des eaux ponctuait le silence

     

    S'endormait presque, l'enfant

     

    Le corps transi sursautait au toc

     

    La vie, le bras tremblaient de l'incertain instant

     

     

     

    L'heure de l'enfant, c'était l'heure glissante entre les doigts

     

    Frayeur devant la vie éperdue

     

    Ouïes battant comme pouls énervés

     

    Lentement cédaient à l'immobilité

     

    S'abandonnaient à l'ultime cercueil d'acier

     

     

     

    Il s'éveillait du rêve un instant, ramenait ligne et appas

     

    Le cœur et la nature soupiraient

     

    Il faudrait bientôt rejoindre la Terre

     

    Déjà venait à lui le monde au loin

     

    Déjà il revenait à lui

     

     

     

    L'heure de l'enfant, c'était l'heure de l'arrachement

     

    Lourd du secret par la rivière confié.

     


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    Le PS et ses divers rémoras font le show de rentrée avec une primaire qui désignera le candidat pour battre la Gauche, en compagnie du dinosaure friqué Fillon; grimé en résistant, et de la blonde friquée de souche, grimée en paysanne.
    Hamon, Montebourg et Valls font la course en tête. Pour sauver les apparences, ils ont quand même dû torcher quelques programmes sur un coin de table. Dissection des copies des trois compères. Non, deux seulement, finalement...

     

     

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    Le paysage électoral promis pour 2017, n'est pas très compliqué. Un immense parti néo-libéral allant du FN au PS et affidés. Ce qui promet les mêmes recettes que celles qui ont indéniablement échoué. Certains voudraient nous faire croire, avec trémolos et coups de règle sur les doigts de ceux qui ricanent, que d'un côté il y aura les tenants de la République et de l'autre la Dictature. En réalité nous avons les tenants d'un sécuritarisme à tendance néo-fasciste honteuse et de l'autre un néo-fascisme décomplexé. En termes politiques, l'arc de la droite allant de Fillon aux PS et alliés, face au FN.

    Le citoyen de Gauche, et sans doute beaucoup d'esprits libres qui se croient de droite, veulent rompre. Rompre le système électoral qui reconduirait les mêmes en version rose, bleu, ou apothéose du pire, les bruns.

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  • Élise, caissière chez Netta, est affligée d'une surcharge pondérale conséquente. Elle saute de joie quand le Premier ministre annonce la fin du chocolat qui fait grossir. Aucune raison de douter du charismatique et décidé conducteur de la Nation. Jusqu'au jour où elle constate que le chocolat n'est pas ce qu'il prétend être, qu'elle a donné d'elle-même pour rien. Va-t-elle renoncer au chocolat minceur ?...

     

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    Quelque chose comme des voeuxlors, meilleurs vœux à ceux d'aujourd'hui et ceux d'hier. La ville est fantôme. En ses canaux dort l'avenir. Je ne sais que marcher dans les rues. Un mendiant inaugure 2017. Il a le cheveux court, l’œil farouche. Je me demande ce qu'il regarde. Sa vie à ses pieds ? L'orgueil demeure un péché capital, je poserai un euro dans la boite. 
    J'avance dans le silence. Ma tête ne suit pas. Elle glisse dans le passé, c'est aussi ça vieillir avec les douleurs diffuses du corps qui ne ment pas. Elle revient vers les choses, des instants translucides, entre rêves et remémorations. J'aimerais pouvoir empiler les années comme les Lego. De beaux rectangles de vie bien nets, avec de belles couleurs. Je poserais du soleil ou de la neige dans les coins trop tristes et je passerais du blanc sur les scènes ratées.

    Alors, il me faudrait beaucoup de temps. De toute façon, il n'est plus temps d'y penser. Le soleil vient de mettre  une grosse claque à la mélancolie. Il sait, lui, qu'écrire n'est pas vivre, enfin pas tout à fait. Donc, a ciao et viva la revoluccion !


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