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    Notre petit cirquee petit cirque tremble sous le vent

     

    Sur la place, à côté de la fontaine il s'est arrêté

     

    Tremblent les jongleurs, tremblent les clowns

     

    La bonne aventure n'est pas au programme

     

     

     

    Sur la paroi de la carriole pas de nom

     

    Oyez, oyez brave gens le petit cirque sans nom est ici

     

    Venez, le petit cirque ne peut jouer si vous n'êtes pas ici

     

    Venez, vous aurez droit à essayer les échasses

     

    Venez, le monde de haut ça ne se refuse pas

     

     

     

    Ils sont venus et ils ont attendu sur les sièges plastiques

     

    Un enfant pleurait et M. Loyal est sorti enfin, sans tenue, sans porte-voix

     

    La danseuse l'a rejoint, il faisait sombre, tout gris autour du cirque

     

    La danseuse est restée immobile, je dansais à sa place d'impossibles rondeaux

     

    Je sais bien que le petit cirque va se relancer, raviver la magie

     

    Monsieur Loyal a lissé sa moustache en regardant le clown blanc

     

    Ils se sont pris par la main et nous avons salué.

     


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    A relire en pensant au couronné déjà plus tellement frais, Macron. En tentant de dénicher une différence avec ses prédécesseurs, tant pour la politique totalement à rebours de ce que ses slogans, ses postures, son esquise de programme laissaient croire en campagne, que pour sa révérence totale devant D. Trump, jusqu'à reprendre la moindre lubie dictatoriale. Ainsi, l'idée de brider le Net, d'en extirper cette Liberté décidément gouailleuse, rebelle et volatile qu'il excite, en alléguant des "Fake News" aussi fausses que les promesses de campagne de Trump envers les pauvres US.

     

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    L'arèneans cette ville flottait une odeur sans âge

     

    J'y suis arrivé à pied, fourbu, mon sac brinquebalant comme un glas sur mon épaule

     

    Pour me traîner dans les rues glacées d'un novembre éternel

     

    Longeant les façades repliées sur leur involution

     

     

     

    Sans attendre, je me suis dirigé vers le centre

     

    Quelque chose m'y attendait, quelque événement, enfin

     

    Longtemps auparavant, le cercle de bois et d'acier espérait sacrifice ou célébration

     

    Il était maintenant désert, muet sur ce qui pouvait s'y jouer pour moi

     

    Je finis le tour de l'arène d'un pas épuisé

     

    Les gradins me regardaient sans dévoiler leurs intentions

     

     

     

    Les rayons de l'étique soleil ne séchaient pas la chaux qui couvrait le sol

     

    Blanche était la haute clôture autour de ce lieu dont rien n'indiquait le rituel perpétré

     

    Blancs étaient les bancs en étages

     

    Quelques milliers de personnes pouvaient s'y être assis

     

    De leur présence, de leur désirs et de leurs colères, rien

     

     

     

    Ou peut-être une énergie recuite, délavée comme la chaux centrale

     

    Crier, pleurer ou rire relèverait-il les morts ?

     

    Je ne pouvais essayer, j'étais mort trop souvent

     

    Las, ô combien las, l'ironie restait ma bienveillante compagne

     

    J'aurais même pu tout abandonner dans ce théâtre oublié

     

     

     

    Je ris, finalement, qu'avais-je à perdre si ce n'est le suaire qu'accordaient ces lieux à chacun

     

    Des gradins un bruit se leva sans direction, sans foyer

     

    Le vent n'aurait pas fait mieux qui porte l'espoir où personne ne l'attend

     

    Je les vis, ils se levaient tous, lentement, comme il se doit à des spectres de ce qui fut

     

     

     

    Je pleurais dans le vent qui amenait mes larmes au loin

     

    Une goutte sur le cœur d'une femme, une autre dans les cheveux d'un enfant, une autre encore pour la main d'un vieillard

     

    Holà, amis d'hier et de nulle part, savez-vous que le soleil ne renonce jamais à brûler ses nuits ?

     

    Ils ont ri sans doute, et avec eux j'ai laissé la joie sortir de moi, car je savais

     

    Je ne pouvais ignorer qu'il est des rêves plein de tendresses et de promesses inattendues.

     

     

     



     


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    Pour mettre à bas les badernes et les prisons perpétuelles, en reboisant nos exigences et nos valeurs

     

     

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    François Hollande. Un hommage ? Pas exactement.

     

     

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